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Approche de scientifiques concernant les miracles
Pour la nouvelle Evangélisation
Par le groupe de scientifiques, chercheurs de sens de l'Association Projet Nouveau Regard
(Association fondée par Le TRP Dom Gérard Lafond,
4e Abbé de Wisques
Enquête sur les Miracles
et,
d'un Chanoine à l'Autre
Deux LIVRES A NE PAS MANQUER© Éditions du Jubilé, Montrouge, 2015 et Éditions Edilivre, 2015
Il est incontestable que nous vivons un temps de bouleversements dans tous les domaines. Il y a coïncidence – fortuite ou non – entre les soubresauts de la planète, et les désordres dans la société des hommes, nous le verrons plus en détail.
On constate chez l’immense majorité de nos contemporains atteints par la sécularisation, l’ignorance d’une fin du monde qui pourrait être autre chose que la destruction totale et définitive de l’univers tel que nous le connaissons, à savoir son possible accomplissement au-delà du Temps.
Puisque la catastrophe – l’Apocalypse, comme on dit, à contresens – est généralement perçue comme devant se produire dans un avenir extrêmement lointain, peu de gens s’en préoccupent. En temps de crise, toutefois, le problème se pose à nouveau comme possibilité d’une fin du monde terrestre.
Il s’agit de montrer que l'évolution du monde et en particulier les avancées de la science, loin d'être en contradiction avec la foi chrétienne, sont en harmonie avec elle. Il nous est apparu que les miracles étaient de première importance pour rendre paradoxalement notre foi plus rationnelle et faciliter sa transmission. Les raisons de cette importance vont apparaître progressivement au cours de ces pages.
Ce livre se présente sous la forme d'une « enquête de police », allant du plus simple au plus complexe.
La première partie, accessible à tous, présente les faits et le recueil de témoignages,
La deuxième partie, qui nécessite un minimum de connaissances scientifiques, analyse les miracles et teste leur compatibilité avec les lois de la physique et de la biologie. Nous verrons que cela permet de leur donner une définition plus moderne que celle que l'on trouve généralement en lexicologie et surtout où les références religieuses n'interviennent pas ce qui fait que l'on aboutit à une définition enfin acceptable par tous.
La troisième partie rassemble des analyses plus approfondies et les controverses possibles.
Enfin, la quatrième partie traite des implications métaphysiques, philosophiques et théologiques de ces faits.
Au cours de ces pages le lecteur pourra ainsi prendre conscience :
- Que le point le plus important pour la compréhension des miracles est d'abord de comprendre que la science a des limites qu'il importe de bien définir. L'épistémologie moderne doit reconnaître que le scientisme est une vision incomplète de la science.
- Que la trop grande prudence de l'Église face à ces miracles se justifiait jusqu'à présent par cette mauvaise compréhension des limites de la science, incompréhension entretenue encore par un trop grand nombre de scientifiques.
- Que dans bien des milieux scientifiques ou ceux qui s'y réfèrent, la question des miracles reste un sujet tabou sauf lorsqu'il est question de les dévaloriser et d'en dénaturer l'origine. Ceci va de pair avec la mauvaise définition lexicale actuelle du miracle.
- Que les miracles, ainsi mieux définis, se sont produits, à toutes les époques en nombre et en complexité, uniquement dans la tradition chrétienne, réalité dont les conséquences sont difficilement contournables.
- Que, comme dans une "enquête de police", il est normal de faire appel à la science pour accroître la fiabilité des faits décrits par les témoins à la barre. De la même façon, on comprend aussi qu'il n'est pas possible de récuser l'expertise scientifique sous prétexte que les faits ne sont pas toujours reproductibles.
La nouvelle évangélisation commence par l’évangélisation de soi. La rencontre avec Jésus-Christ vivant transforme l’existence et fait naître la foi. Il nous faut « repartir du Christ », répétait Jean-Paul II, en lançant l’Eglise dans le 3ème millénaire.
Chaque rencontre avec le Christ est épiphanique. Dieu s’y révèle. Dieu révèle l’homme à lui-même, à sa vocation, à sa liberté. Chaque rencontre avec Jésus est doxologique. Elle manifeste la gloire de Dieu en faisant de l’homme un « vivant ». Elle nourrit l’espérance puisque désormais un avenir s’ouvre. Le monde est enfin habité par une promesse. Chaque rencontre avec le Christ est thérapeutique. La miséricorde infinie de Dieu pénètre et écarte l’épaisseur du mal. Elle affranchit l’homme de l'esclavage du péché.
Cette intervention de Dieu passe par des voies « extraordinaires ». Elle suscite des faits inexpliqués jusque là par la science, des miracles (« manifestation de la libéralité divine » – St Jean Chrysostome), qui renvoient toujours le bénéficiaire ou le témoin à l’acte de foi.
La question posée par l’ouvrage qui suit pose la question de la « rationalité de l’irrationnel », plus précisément de la rationalité de ce qui est considéré communément aujourd’hui comme irrationnel. Alors que la science a été présentée comme une arme de combat contre l’obscurantisme des religions, elle doit fournir désormais des arguments indirects en faveur de l’existence de Dieu, même si l’Eglise ne fonde jamais son jugement sur le caractère extraordinaire ou spectaculaire des miracles, des guérisons et des apparitions. Si le naturalisme méthodologique selon lequel la raison ne peut pas postuler comme un a priori l’intervention immédiate de Dieu, constitue un postulat philosophique, on ne peut pas en tirer la conclusion que le monde est soumis aux seules forces naturelles et que tout se passe comme si Dieu n’existait pas, au risque de congédier la raison de la démarche de foi.
Limitée dans son objet, la science est aussi limitative dans son exercice. Elle contient des points aveugles qu’il convient d’éclairer par un dialogue nourri entre la foi et la raison, un dialogue entre les hommes et entre les religions, dialogue capable de garantir la paix entre tous et d’acheminer l’humanité vers la vérité qui se trouve dans le Christ. Si le Verbe divin s’est fait logos, et donc sagesse, raison, en Jésus-Christ, notre foi ne doit jamais redouter d’entrer dans ce dialogue, ce partenariat avec la science. Albert Einstein, bien que panthéiste, affirmait : « La science sans la religion est boiteuse, la religion sans la science est aveugle. »
Cet ouvrage constitue une contribution précieuse à ce dialogue mais aussi à la nouvelle évangélisation. En dépassant les préjugés et les malentendus, en sachant que la science et l’essence ne fourniront jamais la preuve directe de l’existence ou de l’inexistence de Dieu, il faut soumettre à l’examen critique de la raison la part encore inexpliquée des éléments de l’histoire humaine, qui peuvent constituer un message auquel notre connaissance d’aujourd’hui n’a pas encore accès et qui constitue peut-être un passage vers le mystère divin qui se révèle dans le Christ.
Le scientifique ne peut démissionner devant l’incompréhensible et le considérer comme un non lieu pour la recherche universitaire. L’inexplicable, pour devenir un jour un inexpliqué, doit consentir à une conversion de la part du chercheur. La science actuelle, aux prises avec la relativité, des relations d’incertitude,… doit passer du rationalisme simpliste des scientistes, à une rationalité ouverte à l’inconnu, sans renoncer à l’exigence critique de ne rien admettre qui ne soit établi et vérifié par l’expérience.
C’est bien à ce discernement, à cette conversion à cette purification de l’intelligence que cet ouvrage nous renvoie utilement.