Paris, le 25 septembre 1999

Troisième réunion
de l’Unité de recherche

Science et Quête spirituelle

L’intervention de l’abbé Laurentin
De quoi s’agit-il ?
Science et Foi : Programmes américains
Qui croit encore aux miracles ?
Dans la création : une béance pour Dieu
Regard sur la contingence de la Création
Le Thème définitivement arrêté pour l’an 2000

La troisième réunion de l’Unité de Recherche et des Groupes de réflexion du PNR s’est tenue le samedi 25 septembre 1999, de 12 h à 17 h au Séminaire Saint-Sulpice, 6 rue du Regard, dans le 6e arrondissement, selon une agréable tradition en train de s’instaurer.

Etaient présents : S.A.R. la Princesse Françoise de BOURBON LOBKOWICZ, M. Edouard BELAGA, le P. Jean BRIERE, Mme Jeanne CARBONNIER, M. Rémy CHAUVIN, le P. J-M. CHEVALIER, Mme Anne DAMBRICOURT, MM. Claude DUQUESNE et J-L. FOVET, Dom Gérard LAFOND, Mme Jacqueline LAFOND, M. Jean François LAMBERT, M. l’abbé René LAURENTIN, le RP. Bertrand de MARGERIE, Dom Hugues MINGUET, Mgr MOLETTE, Dr J-C. MOLINIER, MM. Pierre PERRIER, Jean STAUNE et Dominique TISSERAND – soit 20 personnes.

Absents excusés : Dr Fabien BOITRELLE, RP. Bernard BRO, M. Olivier COSTA de BEAUREGARD, Mgr René COSTE, MM. Michel GIGON, Michel GODRON, Emmanuel de La TAILLE, Philippe LEOST, Dom Pierre MASSEIN, RP. Alain MATHEEUWS, M. RIGAUD, RP. Jacques SOMMET, M. André TALMANT – soit 13 personnes.

La veille, le vendredi 24, à l’initiative de l’U.I.P., un dîner avait réuni Jean STAUNE, Rémy CHAUVIN, Jean François LAMBERT et Dom Gérard LAFOND. M. J-F. LAMBERT, Psychophysiologiste (ou Neuroscientiste, comme disent les Anglo-Saxons), professeur à Paris VIII, a accepté d’être membre de notre Unité de Recherche.

Après la Messe concélébrée à midi par D. LAFOND, Mgr MOLETTE (qui a prononcé une courte homélie), et les PP. Jean BRIERE et Jean-Michel CHEVALIER ; et après le repas présidé par la Princesse de BOURBON LOBKOWICZ, la réunion s’est ouverte à 14 h. Le Père Abbé salue les personnes présentes, spécialement celles qui participent pour la première fois à une réunion de l’U.R. : le P. Jean BRIERE, exégète, qui était à la réunion inaugurale de 1998 ; l’Abbé René LAURENTIN, théologien et Rémy CHAUVIN, éthologue, tous trois membres de l’U.R., et Jean François LAMBERT, qui est aussi Président de l’U.I.P. ; il étudie spécialement le rapport psyché-cerveau, l’interface entre matière et conscience, cerveau et pensée

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L’intervention de l’abbé Laurentin

On passe ensuite à l’ordre du jour. La parole est à M. l’abbé René LAURENTIN, qui doit nous quitter sous peu. Il présente l’ensemble de son œuvre théologique ainsi que le livre qu’il prépare sur la Trinité, qui fait suite à ses ouvrages consacrés au Grand Jubilé : Un Avent avec Marie (1990), Vie authentique de Jésus Christ (1996), L’Esprit-Saint, cet Inconnu (1997) suivi d’un deuxième volume en 1998 : L’Esprit-Saint, source de vie. Les beaux textes. Enfin, Le Père (1999). L’Abbé LAURENTIN a été amené, à la demande de l’Eglise plus que par choix personnel, à s’intéresser aux apparitions de la Vierge Marie – à commencer par Lourdes – et à des phénomènes insolites tels que visions, stigmates et bilocation, signes accompagnant parfois les apparitions (parfums, phénomènes lumineux…). Il a suscité des expériences scientifiques sur des voyants pendant leurs extases ; il a étudié également les exorcismes et l’influence de Satan, etc. Il fait le point sur les controverses actuelles concernant certaines apparitions, et précise la position de l’Eglise. Son extraordinaire érudition et son expérience " sur le terrain " font de lui un témoin particulièrement précieux pour le Projet Nouveau Regard. L’Abbé LAURENTIN animera, avec Mgr LEONARD, un séminaire à Wisques les 16 et 17 octobre prochains sur Apparition et Nouveau Regard.

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Après le départ de l’Abbé LAURENTIN, le Père Abbé rappelle brièvement ce qu’est notre Projet Nouveau Regard :

De quoi s’agit-il ? Il s’agit de corriger notre regard d’hommes et de femmes de cette fin du XXe siècle et du deuxième millénaire de l’Ere chrétienne, et d’amorcer un changement de regard radical pour le IIIe millénaire. Autrement dit, de passer d’un regard fragmenté sur un monde éclaté à un regard unifié sur un monde en communion, dans une perspective eschatologique et en étroite relation spirituelle avec les deux communautés contemplatives : St Paul et N-D. de Wisques.

" Cette démarche présente un double aspect, une double face :

  • elle est d’abord spirituelle, personnelle, intérieure, voire mystique – ce qui ne veut surtout pas dire désincarnée ni individualiste – et tend à rejoindre le Regard du Christ qui transfigure la création dans l’Esprit Saint et l’offre au Père. C’est l’objet des Sessions d’initiation au nouveau regard.
  • Elle est aussi d’ordre intellectuel : Distinguer pour unir – non pour opposer ni pour fusionner.

Elle porte sur tout regard de l’homme sur lui-même, sur la création, sur Dieu : regard contemplatif, regard de l’enfant, du poète, de l’artiste, du scientifique, du philosophe et du théologien, du politique et du chef d’entreprise, de l’historien et du journaliste, etc.

Elle s’appuie sur une recherche interdisciplinaire tendant à une approche globale du monde et de l’homme sous le regard de Dieu. Elle n’est jamais pure spéculation, car elle engage la personne dans tous ses aspects. Elle privilégie la complémentarité toutes les fois que la contradiction ne s’impose pas. Elle recourt à l’analogie, aux symboles et au langage concret de préférence à l’abstraction. C’est l’objet des travaux de l’Unité de Recherche, des Groupes de Réflexion et des Séminaires Nouveau Regard.

M. Jean François LAMBERT se dit en parfait accord avec le PNR, et particulièrement sensible au principe distinguer pour unir, sans chercher un quelconque concordisme.

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Science et Foi : Programmes américains

M. Jean STAUNE nous fait part de ses récentes rencontres aux Etats-Unis. Le Centre pour la théologie et les sciences naturelles de Berkeley a lancé un programme mondial intitulé " Science et Quête spirituelle ". L’Université interdisciplinaire de Paris (U.I.P.) est en charge de la partie européenne de ce programme qui donnera lieu à de nombreux séminaires et colloques, et constituera une importante avancée au plan international en ce qui concerne les implications métaphysiques des découvertes scientifiques.

Le programme Science et Quête spirituelle se compose de quatre groupes de quinze participants chacun, à savoir : Groupe 1 : Physique. Groupe 2 : Sciences de la vie. Groupe 3 : Cerveau. Groupe 4 : virtuel, informatique. Première réunion à New-York fin 2000, pour trois jours de discussion. En 2001, réunion en France. D’autres réunions sont prévues (6 colloques et 8 séminaires) à Boston, San Francisco, Paris et Jérusalem. La Fondation Templeton assure le financement. Jean STAUNE estime qu’il faudrait lancer en France un débat national sur science et religion, et réunir dans une même salle, si possible, des gens qui ne se connaissent pas et, en tout cas, ne travaillent pas ensemble. Le 12 et le 13 novembre, Jean STAUNE se rendra à l’Académie Pontificale des Sciences. Les 12 et 13 avril 2000, l’U.I.P. organise un colloque à l’UNESCO avec des membres de la Société Européenne de Science et de Théologie. Quatre séminaires sont prévus.

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Qui croit encore aux miracles ?

Rémy CHAUVIN nous dit son regard de savant sur la création. C’est un regard d’émerveillement devant le miracle de la vie qui triomphe de tous les obstacles pour naître, s’épanouir et se reproduire. Il cite saint Augustin décrivant à se fidèles les merveilles de la nature, auxquelles ils sont tellement habitués qu’ils finissent par ne plus le voir ; et en les invitant à recevoir de la même façon les merveilles de la grâce. La science nous donne des motifs supplémentaires de nous émerveiller : " C’est ahurissant de voir le super-ordinateur qu’est le cerveau, avec ses milliards de neurones, se former en neuf mois dans le sein maternel ". Et Rémy CHAUVIN de s’indigner que des chrétiens, voire des prêtres, des théologiens et des exégètes, ne croient pas aux miracles, pas plus à ceux de l’Evangile qu’aux autres ; pis encore, qui ne croient pas en la Résurrection du Christ ! Et qui n’y croient pas en invoquant la science ! Or la science actuelle la plus pointue ne récuse plus le miracle comme le faisait le scientisme. Et de nombreux scientifiques – dont Rémy CHAUVIN lui-même, qui a d’ailleurs été témoin d’un miracle à Lourdes – s’intéressent au paranormal.

Suit un échange assez vif sur la foi et les compétences de certains exégètes, et sur l’importance qu’il convient d’apporter au fait du Tombeau vide pour la foi en la Résurrection du Christ. Outre que nous n’avons pas à juger de la foi des autres à partir de leur interprétation erronée d’un texte particulier de l’Ecriture, l’esprit même du Projet Nouveau Regard exclut les polémiques stériles et s’emploie à rectifier le regard des uns et des autres. Il s’agit d’une recherche humble et patiente de la vérité. Jean STAUNE relève un paradoxe : " Il est amusant de constater qu’on trouve parfois plus facilement des scientifiques pour croire au miracle, que des théologiens. C’est que ces derniers ont encore le back ground de la science classique selon laquelle le monde est autoexplicatif, et qu’il est difficile de parler d’un autre niveau de réalité ". Dom Hugues MINGUET conclut fort sagement : " Je crois qu’on peut discuter à perte de vue sur les désastres théologiques, spirituels, scientifiques et autres, mais nous ne sommes pas ici pour cela. Nous sommes ici pour construire, et je serais d’avis que nous nous centrions sur une construction théologique, voire scientifique, sur un travail de synthèse que nous pourrons proposer à l’extérieur, petit-à-petit. Personnellement, je ne vois pas l’intérêt de ce genre de discussion ".

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Dans la création : une béance pour Dieu

Jean François LAMBERT commence par se présenter en décrivant les engagements militants de sa jeunesse. Non sans humour, il cite Raymond Aron : " Faut-il déraisonner pour être généreux ? " Et il enchaîne : aujourd’hui, " je vis dans un milieu gangrené par un rationalisme étroit. J’essaie de prendre au sérieux mes adversaires, de rester sur leur terrain le plus longtemps possible. Ma démarche est apophatique. Elle est symbolisée par l’exemple de la rétine : au niveau où se forme le nerf optique, on ne peut pas voir : c’est la tache aveugle. La condition pour que l’œil puisse voir, c’est que quelque chose dans l’œil ne voit pas…

" Autre exemple : pour la psychologie cognitive dure, le cerveau n’est qu’un système de traitement de l’information. Penser, c’est calculer. Tous nos sentiments, toutes nos opérations cognitives se ramènent à une manipulation de symboles : ça calcule ! – Le problème, c’est que j’éprouve des qualités… Qu’est-ce qui fait sens, qu’est-ce qui interprète ? Est-ce que le passage de l’information à la signification ne suppose pas une instance d’interprétation ? Pour un Cognitiviste conséquent, le cerveau ne sait faire qu’une chose : traiter de l’information. A la question : Qu’est-ce qui lit l’information dans les modules ? Il répond : il existe un module spécial, un module qui n’est pas comme les autres… On invente alors des termes extraordinaires : creuset inviolablemétaniveau cognitivement impénétrable… En somme, pour que le paradigme cognitiviste tienne, il lui faut accepter que quelque chose lui échappe !

" Dernier exemple : dans le cortex cérébral, on a une représentation du corps. Telle région, stimulée, provoque tel mouvement. On dresse des cartes. On a, à l’intérieur de soi, une représentation de soi. Cette représentation est-elle complète, pourrait-elle être complète ? Non. Tout est représenté dans le cerveau, sauf le cerveau. Il n’y a pas de métacerveau…

" On vivait naguère dans une idée de complétude, de résolution. Il n’y avait plus de mystère, il n’y avait plus que des problèmes en attente de solution. Or, en un siècle, des craquements sont intervenus dans tous les domaines, de la Relativité à la Mécanique quantique en passant par les théories du langage. Pour Wilgenstein, le langage peut tout dire, sauf pourquoi il dit : et donc le sens n’appartient pas au monde, c’est ce qu’il appelle l’élément mystique, l’élément éthique qu’il situe aux marges. La phrase ne dit pas le sens, mais le sens se montre. Il y a de l’indicible. Même chose chez Lacan. Quelque chose me précède, que je ne maîtrise pas, et qui m’échappe très largement… A la même époque, Gödel parle d’indicibilité. On ne peut être et complet, et consistant. Cf. Heisenberg et son principe d’incertitude.

" La science est passée, de l’intérieur même de sa propre démarche, de ce point de vue de soi-disant certitude à la prise en compte d’un manque fondamental, d’une tache aveugle, d’un angle mort irréductible. Pour moi, ce qui me constitue comme sujet, c’est précisément ce qui résiste, c’est ce qui est irréductible. Lorsque la science se prend vraiment au sérieux, elle découvre qu’elle est habitée par une béance. En ce qui me concerne, en tant que scientifique et croyant, cette béance fait signe de son Hôte. Pour moi, toute cette démarche de type apophatique aboutit à montrer son Hôte. C’est là, dans la tache aveugle, que je trouve l’interface entre les neurones et Celui que j’espère ne pas avoir trahi. Toute ma démarche est une tentative de rendre en quelque sorte palpable par le vide – par le Tombeau vide – la Présence du Ressuscité."

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Regard sur la contingence de la Création

Dom Hugues MINGUET, moine de Ganagobie et animateur du Centre Entreprise, désire attirer l’attention de l’Unité de Recherche sur l’importance du thème de la Création dans sa relation avec le temps et la vocation de l’homme. Mais pour bien comprendre celle-ci, il convient de saisir la signification de la contingence. L’être contingent est celui qui pourrait ne pas être, qui n’a pas en lui-même sa propre définition. La contingence est l’ordre du créé. Or, depuis le XVIIIe siècle, en gros, il y a une mutation de la lecture de l’ordre contingent. Jusque-là, on demeurait dans une perspective biblique, et la contingence se définissait par rapport à l’Absolu, c’est-à-dire à Dieu et à son aséité. A partir de Descartes, notamment, et de la revendication à un regard autonome, se pose la question du statut de la contingence.

On va s’efforcer de traverser au mieux cette contingence, qui peut être un lieu de souffrance. L’épicurien ne l’explique pas, mais en profite : " Mangeons et buvons, car demain nous mourrons ! " L’anarchiste dira : " Puisque tout est contingent, rien ne s’impose. " C’est la révolution permanente. Des gens comme Sartre et Camus vont plutôt parler d’absurde, de néant, de nausée, de gluant (ce qui n’est pas traversé par le sens). Lévinas va poser la question de l’Exode de la contingence : " Comment sortir de l’Egypte ? " Deux démarches sont possibles : celle de la science, qui cherche à réduire la connaissance à soi-même, c’est l’ordre de la totalité ; et celle de l’éthique, qui refuse l’ordre de la totalité pour se situer dans l’ordre de l’infini, c-à-d. dans l’ordre de l’altérité. A la question : " Pourquoi y a-t-il de la contingence ? " on est conduit à penser à un absolu qui en soit le fondement à l’origine, mais qui ne soit pas le premier de la série. Cette démarche est cohérente avec la vision biblique, car elle est fondée sur la gratuité – création par amour.

La grande question actuelle est celle de la contingence qui n’est plus référée à une transcendance. Cela pose des problèmes éthiques essentiels. Par exemple, à partir du moment où l’on ne saisit plus, dans la cellule humaine de base, la relation avec le Créateur ou la transcendance, la matière elle-même s’évanouit. L’avortement devient admissible quand on perd le lien entre contingence et absolu. Il y une sorte de néantisation.

Il faudrait aussi relire à frais nouveaux ce qu’est la vocation de l’homme dans la création. Dans la Genèse, la vocation globale de l’homme comporte cinq points . Elle est vocation à la nomination (qui suppose connaissance et légitime la science) – à la domination (c’est toute l’œuvre d’humanisation du monde) – à la croissance (physique, psychique, psychologique, humaine) – à la communion (" homme et femme il les créa ") – et enfin à la divinisation (l’homme appelé à partager la vie de Dieu). Que signifie à notre époque nommer ? Dominer ? (Jusqu’où ? manipulations génétiques, transgéniques ?) Croître ? Etc.

La dimension du temps est également très importante. Dieu ne crée pas seulement " au commencement " mais à tout instant. Le grec distingue kairoV et cronoV , le premier désignant le temps comme événement de Dieu. Notre temps est une intersection extrêmement fine de l’un et de l’autre. En fait, le temps humain peut avoir le poids du kairo§ - d’où l’importance des actes accomplis en présence de Dieu. Quelle place pour Dieu dans une civilisation du crono§  ? La réponse est dans le repos sabbatique. Quand l’homme crée, il manque à son oeuvre le repos et la bénédiction. S’il n’y a pas de repos, cela signifie que le monde est fermé sur lui-même, fermé à la transcendance et à la bénédiction.

En conclusion, au seuil du IIIe millénaire, le christianisme n’a jamais été si bien placé pour dialoguer avec le monde ; les grands mystères révélés – Incarnation, Corps mystique, Résurrection – sont autant de réponses à l’attente des hommes désemparés. Dieu est créateur de notre liberté. Celle-ci se joue dans l’instant, et dans un dialogue entre liberté, conscience et vérité : un triangle d’or. Trop insister sur liberté conduit au libertinage ; sur conscience, mène au New Age ; sur vérité, fait tomber dans l’intégrisme.

La réunion s’est terminée à 17 h. La prochaine réunion de l’Unité de recherche aura lieu, s’il plaît à Dieu, au même endroit, le samedi 19 février 2000.

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Voici le Thème définitivement arrêté pour l’an 2000 :

" Dans ta Lumière, nous voyons la lumière "

Ps. 35, 10

(voir 2e réunion de l’Unité de Recherche)

 

" On sait de mieux en mieux comment le flux photonique tombe des étoiles ; on ne sait toujours pas comment la lumière jaillit du regard "

Pierre LEVY : La machine Univers.