LE
DON DE L'HUILE A SOUFANIEH
Une
huile venue du ciel
Compte-rendu de la visite de Myrna à l'Abbaye Saint-Paul de Wisques

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DU
24 au 26 juin 2003, Madame Myrna NAZZOUR, de SOUFANIEH (Damas, Syrie),
accompagnée du Père Elias ZAHLAOUI, est venue à
Wisques, à l'invitation du Père Abbé et du Projet
Nouveau Regard, pour donner son témoignage à nos deux
communautés monastiques - Saint-Paul et Notre-Dame - et à
quelques invités parmi lesquels Anne Dambricourt-Malassé,
Pierre Perrier (UR-PNR), et Nicolette Delanne (PNR). Monseigneur Jean
Paul JAEGER, Evêque d'Arras, Boulogne et Saint-Omer, empêché
pour raison de santé, n'avait pu se joindre à nous.
Patrick SBALCHIERO (Historien de la spiritualité, directeur
de publication du Dictionnaire des Miracles et de l'extraordinaire
chrétiens [Fayard 2002], et membre de l'Unité de Recherche
du PNR) avait organisé le voyage en Bretagne, à Wisques,
et en Belgique.
I. MYRNA DE SOUFANIEH "
Ô Sainte Vierge Marie, je t'en supplie : Ne nous prive pas de
ton huile ! Myrna al-Akhras, de son nom de jeune fille - Myrna est un diminutif de Marie - est une jeune femme Syrienne, née en 1964, catholique de Rite Melkite, mariée en mai 1982 à Nicolas Nazzour, grec-orthodoxe. Ils ont deux enfants, Myriam (17 ans) et Jean Emmanuel (15 ans), nés après le commencement des événements. L'huile mystérieuse est apparue pour la première fois sur les mains de Myrna venue visiter sa belle-sur malade, le lundi 22 novembre 1982, puis, de nouveau, le jeudi 25 novembre, auprès de sa mère malade. Les personnes présentes ont fait une onction avec l'huile, et les deux malades ont été guéries. Le samedi 27 novembre, veille du premier dimanche de l'Avent, dans la maison de Nicolas et de Myrna, l'huile s'est mise à couler de la petite icône en papier collé dite " N-D. de Kazan ", révélant ainsi sa source surnaturelle. Analysée dans plusieurs laboratoires, l'huile a été identifiée comme étant de l'huile d'olive pure à 100 %. Plus tard, Myrna a été favorisée d'apparitions de Jésus Christ et de la Vierge Marie, et de visions de Lumière céleste ; elle a reçu plusieurs fois les stigmates de la Passion. Les messages du Christ et de sa Mère, à la fois sobres et denses, concernent principalement l'unité de l'Eglise d'Orient et d'Occident, avec une insistance particulière sur le Mystère pascal qui doit être célébré partout à la même date. Depuis
le commencement, une foule de gens, chrétiens et musulmans,
viennent prier et recevoir l'onction d'huile à Soufanieh. La
famille Nazzour n'accepte pas d'argent. Tout le monde est accueilli
dans la maison familiale avec une simplicité et une générosité
totales. Les Autorités religieuses, tant catholiques que orthodoxes,
regardent les faits avec une attention bienveillante ; quant au Mufti
de Syrie, il a dit simplement : " De Notre-Dame Marie, rien ne
peut nous étonner ! C'est la Femme pure par excellence parmi
toutes les femmes, celle qui a été choisie par Dieu
pour recevoir son Verbe - selon les mots du Coran - rien ne nous étonne
de sa part ! Et n'importe qui a le droit d'aller prier, demander son
intercession
". A partir d'octobre 1983, l'huile a commencé
à suinter de centaines d'images de l'icône de Soufanieh,
aussi bien à Damas qu'un peu partout ailleurs, suscitant de
nombreux groupes de prière. Depuis, Myrna a effectué
plusieurs voyages d'évangélisation au Proche-Orient,
en Europe et en Amérique ; son témoignage est souvent
renforcé par le signe de l'huile qui apparaît dans ses
mains, et que toutes les personnes présentes peuvent voir,
toucher, respirer, et s'appliquer sur le visage. II SOUFANIEH DANS LA PERSPECTIVE DU PROJET NOUVEAU REGARD
Myrna
et le P. Elias sont arrivés en voiture à l'Abbaye Saint-Paul,
conduits par Patrick Sbalchiéro, le soir du mardi 24 juin,
fête de la Nativité de saint Jean-Baptiste. Dans la soirée
et dès le matin du 25, des entretiens privés ont eu
lieu, notamment avec Pierre Perrier sur la vocation des chrétiens
orientaux dans la recherche de l'unité. Le mercredi 25 juin,
qui était le 15e anniversaire de la Bénédiction
abbatiale du Père Abbé Dom Gérard Lafond (1988),
après la Messe votive de N-D. de la Paix, concélébrée
et présidée par le Père Abbé, la communauté
de Saint-Paul et ses invités se sont réunis dans la
grande salle de l'hôtellerie pour entendre Myrna et prier avec
elle. Question
du Père Abbé : " Est-ce que le Seigneur a laissé
entendre que sa Venue était proche ? " Le Père Abbé : " Mais il me semble que c'est toute l'espérance chrétienne, l'attente de la Parousie, la Venue du Christ dans la gloire ! " - P. Zahlaoui : " C'est l'espérance chrétienne, mais y a-t-il quelque événement que le Seigneur veut nous signaler par ces paroles ? Je ne sais pas, mais on se laisse mener par lui ! ". Commentaire ultérieur du Père Abbé : Une parole prophétique peut se réaliser à divers niveaux ; il est possible que celle-ci vise à la fois la Parousie et un nouveau régime d'apparitions pour Myrna, par exemple. En tout cas, la promesse qui suit est claire : Celui qui participe à ma souffrance, je le ferai participer à la gloire Si mon absence se prolonge - pour Myrna privée d'apparitions, mais aussi pour toute l'Eglise comme abandonnée à la foi pure - ne crains pas, ce sera pour ma glorification - à la Fin, pour toi comme pour toute l'Eglise, ma gloire éclatera. Quelle
différence entre apparitions et extases ? - Réflexion du Père Elias : " Pour la première fois dans l'histoire, Jésus et Marie parlent arabe C'est très important par les temps qui courent, et c'est très symbolique Damas, St Paul, et 2000 ans après, Soufanieh, d'une telle ampleur : des gens qui viennent du monde entier, maintenant. La Syrie, si méprisée comme tout ce qui est arabe ; Damas si méconnu Et le Seigneur a choisi Damas ! ". Myrna
a-t-elle un charisme de guérison ? Question du Père Abbé : " Comment Myrna comprend-elle le signe de l'huile ? Myrna : " Au début, je n'ai pas compris ce que signifiait ce signe de l'huile. Beaucoup demandaient : pourquoi de l'huile et pas de l'eau, par exemple ? Après une vingtaine d'années, j'ai fini par comprendre que l'huile est symbole de plusieurs choses. Dans l'Ancien testament, on parle beaucoup de l'huile. Pour nous, dans le Nouveau Testament, c'est le symbole du baptême, symbole de lumière, symbole de paix, symbole de vie. Moi, je dis qu'à Soufanieh, l'huile, c'est pour la guérison de l'Eglise ; car l'Eglise aujourd'hui est malade, blessée ; pour que cette blessure guérisse, il faut une onction d'huile de la part du Seigneur, pour que ses enfants se retrouvent les uns les autres dans l'unité, et c'est ainsi que se construit la richesse de l'Eglise dans l'union de ses enfants. Si le Seigneur intervient, c'est pour nous provoquer à nous réunir autour de lui, pour sauver, entre autre, la jeunesse qui s'effiloche complètement. " Anne Dambricourt : " Vous vous demandez la raison pour laquelle vous êtes ici aujourd'hui. Il faut savoir que dans cet endroit, dans cette pièce, le Projet Nouveau Regard est né, à l'initiative de Dom Lafond. Et cette initiative est très importante pour nous, scientifiques. Si l'Occident, si la France, est malade, c'est à cause du matérialisme, du scientisme. On dit que la science va tout expliquer Ce genre de manifestation (Soufanieh), comme aussi le Saint-Suaire, s'adresse à une génération qui est détruite par cette idéologie scientiste ". P. Elias : " A propos du scientisme : dans le monde arabe, depuis au moins une quarantaine d'années, c'est une vague de scientisme qui ravage tout, y compris la jeunesse aussi. Et quand le Phénomène (de Soufanieh) s'est déclenché, on entendait dire, même de la part des prêtres : un jour la Science expliquera comment ce petit bout de papier donne des kilos d'huile ! Imaginez ! Des prêtres qui prétendent cela ! Voyez ! Et à plus forte raison les gens. Si bien que - réfléchissant à la question - j'ai jugé nécessaire d'apporter une réponse, et j'ai pensé au livre d'Alexis Carrel : Le voyage de Lourdes. Alexis Carrel, ce n'est pas le premier venu. J'ai demandé à un ami, un homme qui a une très belle plume arabe et un cur apostolique, de traduire le Voyage de Lourdes d'Alexis Carrel. Il a fait un choix aussi parmi les ouvrages d'Alexis Carrel : Réflexions sur la conduite de la vie, la Prière, etc. et on a imprimé le livre à Damas. En Syrie, tout ce qui est imprimé doit avoir l'autorisation du Ministère de l'Information. On a obtenu l'autorisation. Il a imprimé ce livre, et on l'a distribué gratuitement à des milliers d'exemplaires. C'était une réponse indirecte à quiconque prétend que la science a tout expliqué. Avec le temps, bien des réticences, bien des objections croulent, réellement " "
On va terminer cette rencontre par un chant de Myrna ". Après la prière, Myrna s'est retournée pour baiser le pied du Christ à l'ange qui était au mur, derrière elle, et l'huile est apparue sur la face interne de ses mains Chacun a pu constater le fait, recevoir l'huile dans ses propres mains et s'en oindre le visage Après quoi, tout le monde s'est rendu à l'église pour chanter l'office de Sexte. Après le déjeuner, le groupe s'est rendu à l'Abbaye Notre-Dame, au grand parloir pour y rencontrer la Communauté des Moniales. Myrna a redonné son témoignage, un peu plus brièvement qu'à Saint-Paul. Le don de l'huile s'est reproduit, Myrna étant tournée vers l'assistance, et bien visible par tous ; une partie de l'huile s'est répandue sur la table, que le Père Zahlaoui a recueilli aussitôt sur un mouchoir en papier qu'il a offert à la Mère Abbesse. Après quoi le groupe s'est rendu à l'église Notre-Dame pour participer aux Vêpres des moniales. Puis il a regagné l'Abbaye Saint-Paul. Le Jeudi
26, après la Messe conventuelle, la réunion a commencé
par la prière du rosaire (Mystères lumineux), suivi
de la bénédiction d'une icône de Notre-Dame de
Cambrai. Myrna a baisé cette icône, ainsi que celle de
l'oratoire du Père Abbé. Puis l'entretien s'est poursuivi. Réponse traduite par le P. Elias : " Elle ne sait pas d'avance s'il va y avoir émission. Elle constate qu'il y a de l'huile sur ses mains, elle n'arrive pas à exprimer son sentiment. Elle sait que quelque chose est présent ; qu'il y a quelque chose en elle qu'elle n'arrive pas à exprimer, quelque chose au fond d'elle-même ; un frisson, mais intérieur. Elle entre dans un grand recueillement et une grande paix, cela se voit sur son visage. Ce sentiment accompagne, à l'instant même, l'exsudation d'huile. Sans être précédé de quoi que ce soit ". Deuxième question, plus simple : Y a-t-il encore des apparitions ? P. Zahlaoui : La dernière a eu lieu le 24 mars 1983. - La Vierge apparaît au cours des extases, la dernière était le 28 novembre 2001. On s'attend à quelque chose à la fête de Pâques 2004, date commune aux Orthodoxes et aux Catholiques. Le Père Abbé : " Avez-vous une expérience de la présence angélique ? " Réponse de Myrna : Non ! Le Père Abbé : Mais c'est pourtant probablement aux anges qu'il faut attribuer, selon la doctrine de saint Thomas d'Aquin, la mise en uvre des apparitions, et aussi la production d'huile, les stigmates etc P. Zahlaoui : Elle réfléchit et dit : Peut-être ce sont les anges qui l'ont poussé dans le dos, pour la mener à la rencontre de la Vierge ?... En elle-même, elle dit maintenant : oui, c'est l'Ange ! - Est-ce que vous priez votre Ange gardien ? - Non ! (rire). Il y a des gens qui connaissent leur Ange gardien. Mais elle ne peut pas adresser une prière à quelqu'un qu'elle ne connaît pas ! (rire). Elle est sûre que Jésus et Marie lui ont parlé. Mais les anges, non ! Alors Le Père Abbé : mais ils sont là quand même ! Question sur les stigmates. Ils sont différents de ceux du Padre Pio : ils ne sont pas permanents. " Est-ce qu'elle revit la Passion ? - Le Seigneur ne veut pas lui imposer la souffrance que, lui, a souffert, et il lui donne selon sa capacité de souffrance. - Voit-elle le Seigneur portant sa Croix, par exemple ? - Elle a vu le Christ porter sa Croix, dans le silence le plus total. Au pied de la Croix, il y avait trois femmes habillées de noir, avec une personne recroquevillée au pied de la Croix. Elle a entendu une voix, au milieu d'un silence terrible : Père, pardonne-leur, parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font. Patrick Sbalchiéro : " Est-ce que Myrna se voyait au milieu des personnages, ou en tant que spectatrice ? - Réponse : elle était au milieu des gens. Le samedi saint 1990, le Christ a béni les gens (il était ressuscité) et Myrna se trouvait parmi les gens que le Christ bénissait. Au-dessous de lui, mais en extase, et je me rappelle qu'elle avait levé la main, avec une lenteur bouleversante, avec la main comme à la messe, et elle a fait comme ça. Quand elle a ouvert les yeux, on lui a demandé ce qu'elle avait vu, elle a dit : J'ai vu le Christ ressuscité habillé de blanc. Quand elle a fait ce signe-là, elle a dit trois fois : le Christ est ressuscité, et tous, on a répondu : il est vraiment ressuscité ! Elle était toujours en extase. Fin de
l'entretien.
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