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POUR
UN NOUVEAU REGARD SUR LE MIRACLE :
"Je crois, non pas à cause, mais en dépit des miracles" : boutade défensive fréquente chez les Chrétiens.
Il est vrai que le miracle représente une situation où nous ne contrôlons
plus rien :
ni son analyse rationnelle et scientifique,
ni sa représentation (illusion ? fraude ?),
ni son intégration dans les savoirs qui nous constituent, ni même son positionnement par rapport à notre foi trop "ordinaire".
Le miracle exige donc de nous, d’abord un dépouillement radical, et simultanément il nous place face à la transcendance et au sacré ;
l’ensemble outrepasse notre tiédeur quotidienne.
Face au vertige et à l’éblouissement l’on peut fermer les yeux ou s’en sortir par une plaisanterie, un ricanement, ou crier à l’imposture.
Mais l’on peut aussi s’abandonner, comprenant qu’en ce combat "avec l’Ange", l’on n’est vainqueur que si notre suffisance est vaincue.
Le miracle cesse alors d’être une provocation pour devenir une béatitude où la présence de Dieu parle autant à notre raison qu’à notre coeur.
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