Deuxième
partie
Puisque
chacune des sciences ne donne que des vérités limitées, existe-il
un type de vérité qui puisse être plus général
?
La réponse est heureusement connue depuis les présocratiques
: oui, la réflexion philosophique, l'amour de la sagesse, est capable de
remettre en question les vérités scientifiques et les domine, comme
le ciseau domine le papier dans le jeu de chi-fou-mi.
Encore faut-il regarder
cela de plus près.
2.1 L'INCOMPLETUDE
DE LA CONNAISSANCE SCIENTIFIQUE
ET LA NECESSITE D'UNE MEDIATION PHILOSOPHIQUE
La Science n'est pas la seule voie d'accès à la connaissance,
et il est nécessaire, pour "nos problèmes de vie" de regarder
au-delà de l'horizon scientifique : dans l'Antiquité grecque et
romaine, les modes de pensée que nous classons par disciplines étaient
unis dans un seul bouquet de recherche de la vérité.
Mais, au
XIIème siècle, la philosophie a acquis son autonomie lorsque Albert
le Grand, Thomas d'Aquin, Bonaventure, Duns Scot, Abélard et quelques autres
ont "récupéré" la pensée philosophique et
scientifique des Anciens, comparée au butin prélevé lors
de la sortie d'Egypte du peuple d'Israël (spolia Aegyptorum).
Depuis
cette époque, la philosophie est devenue un point de passage obligé
de toute recherche de vérité, car elle a su acquérir un pouvoir
critique qui lui permet de mettre en doute tout espoir de connaissance définitive.
Descartes
et Kant sont deux exemples très significatifs de la puissance critique
radicale que peut opérer la philosophie et nous commencerons par nous placer
dans leur sillage avant de voir comment Husserl a pu apporter la vision plus profonde
qui est nécessaire au XXIe siècle.
Kuhn, reprend la question fondamentale posée par Leibniz : " La limite
de la connaissance scientifique se situe à l'endroit même où
elle émerge, dans cette prise de conscience qu'il y a quelque chose plutôt
que rien ".
2.2
LA CONNAISSANCE
2.2.1 Platon et quelques autres
2.2.2 La démarche
scientifique
2.2.3 La méthode scientifique et l'entendement selon
Kant
Bachelard
avait insisté sur l'originalité de la connaissance scientifique,
qu'il séparait radicalement de la connaissance " spontanée
" du vulgum pecus.
Dans cette ligne de pensée, B. Latour (2004)
souligne que ce sont les sciences " qui nous permettent d'accéder
au lointain, à l'inaccessible, à l'invisible, au caché !
".
J.-F. Lambert (1997, p.13) : " Il n'y a pas de donation a priori de la méthode
scientifique, mais des conditions subjectives de l'objectivité.
La
science ne peut administrer la démonstration de ses propres convictions
(
) Les contraintes imposées à la connaissance par la méthode
scientifique sont telles qu'on ne saurait aujourd'hui réduire le Réel
à une description prétendument objective de la réalité
sensible."
2.2.4
Les problèmes de la causalité, du déterminisme, de
l'émergence et de la finalité
2.2.5 La subjectivité
de la démarche scientifique
2.2.6 La finalité de la recherche
scientifique
Conclusion
La
logique fondamentale et la philosophie des sciences montrent qu'il existe des
vérités qui dépassent l'horizon limité des sciences,
mais elles ne répondent pas non plus aux questions vitales que chacun de
nous se pose et qui ne peuvent avoir qu'une réponse expérimentale,
obtenue jour après jour en essayant de trouver un sens à notre vie.