c) Les signes des temps sont-ils concentrés sur la période finale, ou commencent-ils à se produire et à trouver leur application dès la Pentecôte, couvrant toute la période qui va de la Pentecôte à la Parousie, l’apparition du Signe du Fils de l’homme dans le ciel étant le signe ultime coïncidant avec la Parousie elle-même (Mt 24, 30) ?
d) Tels qu’ils sont indiqués dans les évangiles et les écrits apostoliques, les signes des temps semblent tous « cataclysmiques », à l’exception de la prédication de l’Évangile jusqu’aux extrémités du monde (Mt 24, 14) – laquelle n’implique d’ailleurs pas la conversion de toute l’humanité. Serait-ce qu’ils visent avant tout les désordres qui accompagnent les soubresauts du monde ancien en train de disparaître définitivement (cf. I Co 7, 34 ; Ap 21, 4) ? Ces « soubresauts » semblent affecter toute la création, à commencer par le cosmos lui-même :
Lc 21, 25-28 : « Il y aura des signes dans le soleil et la lune et les étoiles, et sur la terre une angoisse des nations, dans l’inquiétude du bruit de la mer et des flots, les hommes expirant de peur et d’attente de ce qui arrive à l’univers, car les puissances des cieux seront ébranlées. Et alors ils verront le Fils de l’homme venant dans une nuée avec puissance et grande gloire. Or, quand ces choses commenceront d’arriver, redressez-vous et relevez la tête, parce que votre rédemption approche » (cf. aussi Mt 24, 29-31 et Mc 13, 24-27).