a) Le Christ a annoncé sa Venue dans la gloire (Jour du Seigneur ou Parousie) comme marquant la fin d’un monde abîmé par le péché et le commencement des cieux nouveaux et de la terre nouvelle. La date de la Parousie n’est pas révélée (Mc 13, 32 ; Ac 1, 7), et elle doit se produire de façon inopinée11 « Le Jour du Seigneur arrive comme un voleur, en pleine nuit » (I Th 5, 2-6 ; Mt 24, 42 ; II P 3, 10 ; Ap 3, 3).. Néanmoins, des signes sont donnés, au vu desquels les fidèles pourront reconnaître que l’événement est sur le point de se produire, et s’y préparer. D’où le précepte de « vigilance », attentive, mais paisible (II Th 2, 1-8), caractéristique de la vie chrétienne (Mc 13, 33-37 ; Lc 21, 34-36 ; Mt 24, 42-44). Les chrétiens ne devraient-ils pas être les veilleurs de l’humanité ?
b) Mais comment voir des signes de la fin des temps dans les « faits divers » que sont pour nous les tremblements de terre, les éruptions volcaniques, les raz de marée, les tsunamis, ou encore, dans l’histoire de l’humanité, les guerres, les famines, les épidémies ? Ne se produisent-ils pas, plus ou moins fréquemment, depuis que le monde est monde ? Dans quelles conditions peuvent-ils cesser d’être des faits divers pour devenir des signes ? Recrudescence des phénomènes ? Concomitance entre événements affectant la Nature et ceux qui concernent l’humanité et son comportement : désordres sociaux, violation des lois naturelles, de la justice sociale, de l’équilibre écologique ? Effets traumatisants sur les populations ? Aspect insolite de certains phénomènes ? Symbolique des lieux où ils se produisent ? Annonce prophétique de l’événement ? Confirmation post factum par « révélation » charismatique transmise par un ou plusieurs personnages dignes de foi ? – Un exemple contemporain : la « Lumière inconnue » qualifiée ensuite par la presse, d’ « aurore boréale », prophétisée en 1917 par l’Apparition de Fatima comme signe du déclenchement de la Seconde guerre mondiale, et qui a été observée effectivement en 1938 sur un territoire dépassant largement les limites d’observation d’une aurore boréale naturelle
1 « Le Jour du Seigneur arrive comme un voleur, en pleine nuit » (I Th 5, 2-6 ; Mt 24, 42 ; II P 3, 10 ; Ap 3, 3).