Question annexe I. À propos de la vision de Teilhard de Chardin : Évolution et Point Oméga. Y a-t-il continuité ou saut métaphysique entre le monde en évolution et le monde à venir ? Les cieux nouveaux et la terre nouvelle sont-ils l’aboutissement naturel de l’évolution, ou au contraire une initiative divine d’un autre ordre11 En fait, l’évolution appartient à la création première, et n’a pas lieu d’exister dans la nouvelle création., un Acte gratuit, un pur don de l’Amour de Dieu pouvant intervenir à tout moment ? Dans ce cas, le Temps de la Parousie ne dépend absolument pas de la marche de l’évolution. D’autre part, l’Incarnation du Verbe dans une humanité « sapiens sapiens » semble bien impliquer que l’homme a atteint sa perfection naturelle, tout perfectionnement étant désormais de l’ordre de la sainteté (perfection de la charité) et aboutissant à la résurrection, à la suite du Christ. Après le Christ, n’est-il pas vain d’attendre l’apparition d’un surhomme plus performant que le Christ quant à son humanité ?
Question annexe II : Pas d’objection du côté de la foi chrétienne à la « pluralité des mondes habités ». Inutile d’imaginer d’autres incarnations rédemptrices sur d’autres planètes : les actes du Christ accomplis pendant sa vie terrestre ont une portée universelle et atteignent la totalité de l’espace-temps22 L’hymne liturgique latine de la Passion Pange lingua ne craint pas d’affirmer : Le doux Corps (du Christ) est transpercé, le sang et l’eau ruissellent : terre, mer, astres, monde, par ce fleuve sont lavés ! ; l’univers est connecté, et le monde angélique assure la communication des mystères du salut. Pas de souci à se faire pour le salut des extraterrestres, s’ils existent : nous nous retrouverons tous dans le Royaume33 Olivier Costa de Beauregard, qui fut un membre éminent de notre Unité de recherche, aimait à voir dans « les autres brebis qui ne sont pas de cet enclos » (Jn 10, 16) les populations de lointaines planètes… !
1 En fait, l’évolution appartient à la création première, et n’a pas lieu d’exister dans la nouvelle création.
2 L’hymne liturgique latine de la Passion Pange lingua ne craint pas d’affirmer : Le doux Corps (du Christ) est transpercé, le sang et l’eau ruissellent : terre, mer, astres, monde, par ce fleuve sont lavés !
3 Olivier Costa de Beauregard, qui fut un membre éminent de notre Unité de recherche, aimait à voir dans « les autres brebis qui ne sont pas de cet enclos » (Jn 10, 16) les populations de lointaines planètes…