On constate
chez l’immense majorité de nos contemporains atteints par la sécularisation, l’ignorance d’une fin du monde qui pourrait être autre chose que la destruction totale et définitive de l’univers tel que nous le connaissons, à savoir son possible accomplissement au-delà du Temps. Puisque la catastrophe – l’Apocalypse, comme on dit, à contresens – est généralement perçue comme devant se produire dans un avenir extrêmement lointain, peu de gens s’en préoccupent. En temps de crise, toutefois, le problème se pose à nouveau comme possibilité d’une fin du monde terrestre. Une minorité de ceux qui réfléchissent et se posent la question entretient le vain espoir que les progrès des sciences et des technologies – voire, pour certains, gagnés par l’idéologie du New Age, une intervention des extraterrestres ! – permettront à l’humanité d’échapper, au moins en partie et pour un temps, à la catastrophe…