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Maran atha
On constate

chez l’immense majorité de nos contemporains atteints par la sécularisation, l’ignorance d’une fin du monde qui pourrait être autre chose que la destruction totale et définitive de l’univers tel que nous le connaissons, à savoir son possible accomplissement au-delà du Temps. Puisque la catastrophe – l’Apocalypse, comme on dit, à contresens – est généralement perçue comme devant se produire dans un avenir extrêmement lointain, peu de gens s’en préoccupent. En temps de crise, toutefois, le problème se pose à nouveau comme possibilité d’une fin du monde terrestre. Une minorité de ceux qui réfléchissent et se posent la question entretient le vain espoir que les progrès des sciences et des technologies – voire, pour certains, gagnés par l’idéologie du New Age, une intervention des extraterrestres ! – permettront à l’humanité d’échapper, au moins en partie et pour un temps, à la catastrophe…
  • La confusion, dans l’esprit de beaucoup de chrétiens, entre les scénarios, scientifiques ou imaginaires, de la fin du monde et ce que la Bible et la Tradition  chrétienne appellent la Fin des Temps, autrement dit l’eschatologie – il est vrai qu’ils n’en entendent pratiquement jamais parler, même dans les homélies sur les évangiles qui traitent de ces questions11 « Il ne s’agit pas de l’espérance en un achèvement apocalyptique de l’histoire entraînant l’effondrement de notre monde, mais de l’espérance en un changement fondamental et radical du monde que nous connaissons. Le nouveau commencement instauré par Dieu met fin au péché, aux divisions et à la finitude du monde, et transforme la création pour qu’elle puisse prendre part à la gloire éternelle de Dieu » (Semaine de l’Unité 2009, méditation pour le 8e jour).

1 « Il ne s’agit pas de l’espérance en un achèvement apocalyptique de l’histoire entraînant l’effondrement de notre monde, mais de l’espérance en un changement fondamental et radical du monde que nous connaissons. Le nouveau commencement instauré par Dieu met fin au péché, aux divisions et à la finitude du monde, et transforme la création pour qu’elle puisse prendre part à la gloire éternelle de Dieu » (Semaine de l’Unité 2009, méditation pour le 8e jour).
  • L’importance du problème pour la Nouvelle Évangélisation, notamment dans le temps de crise que nous traversons (voir IIIe partie : Signes des Temps). Que dit la Science concernant la fin de l’Univers et celle de la planète Terre ? Que disent les Écritures et la Tradition ? Quel est l’objet dernier, structurant tous les autres, de l’Espérance chrétienne ? Quel rapport – s’il en est un – entre les deux visions, scientifique et théologique, de la Fin ? Il faut tenter de répondre à ces questions.

    Pour exprimer leur attente fervente de la Venue du Christ dans la gloire, les premiers chrétiens réunis en assemblées liturgiques psalmodiaient en araméen : Maran atha : Notre Seigneur vient ! (I Co 16, 22). Ou encore : Marana, tha : Notre Seigneur, viens ! D’où le titre de notre séminaire. On lit dans l’Apocalypse la réponse du Seigneur : « Oui, je viens bientôt ! – Amen, viens, Seigneur Jésus » (Ap 22, 20).
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Projet Nouveau Regard